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L’Atelier

Formation au métier d’acteur.rice

Les candidatures sont closes
LISTE DES CANDIDAT.ES RETENU.ES SUITE AUX AUDITIONS :

Mélodie Adda
Rosa-Victoire Boutterin
Elise de Gaudemaris
Raphaelle de La Bouillerie
Nawoile Saïd Moulidi
Myrthe Vermeulen
Jules Chagachbanian
Lawrence Davis
Axel Godard
Gabriel Gozlan-Hagendorf
Emmanuel Pic
Paul Thouret

CANDIDATS.ES RETENU.ES SUR LISTE D’ATTENTE :

Claire Chambon
Jeanne Fuchs
Gaïa Warnant
Aïtor de Calvairac
Louis Ferrand
Simon Le Bars
LA FORMATION

• Pour 12 comédien.ne.s entre 19 et 26 ans
• Formation entièrement gratuite
• Début des ateliers : fin septembre 2021
• Durée : 2 ans (18 mois de présence)
• Horaires : en semaine et en journée, à temps plein

Le but de cet atelier est l’apprentissage des outils du métier d’acteur et l’ouverture vers une professionnalisation de 12 jeunes comédien.ne.s. Cette formation s’appuiera sur l’activité artistique du Théâtre Nanterre-Amandiers avec la rencontre d’artistes le plus souvent rattachés à la programmation.
La 1e année sera consacrée à l’apprentissage des fondamentaux de l’acteur.
La 2e année sera celle de la rencontre avec le public et de la professionnalisation.

La formation et l’apprentissage
La formation sera basée sur l’apprentissage du jeu d’acteur et la réalisation de spectacles. La notion de spectacle s’inscrira en 2e année et fera partie de l’originalité de cet enseignement.
L’atelier sera un lieu d’échange, d’idées et de pratique, stimulant la vie du théâtre.
Il ne se figera pas dans un enseignement à sens unique, les jeunes artistes joueront des spectacles, travailleront avec les artistes de la programmation sur des stages de 4 à 6 semaines et s’essaieront à leurs propres travaux.

L’acteur créateur
Jouer s’apprend, c’est un métier et un métier nécessite de manier des outils, de comprendre des mots, de connaître des gestes pour préciser, aiguiser sa pensée et nourrir son instinct.
En se confrontant aux textes du répertoire classique et contemporain, les obstacles apparaissent et obligent le.la jeune comédien.ne à développer ses capacités techniques, son imaginaire, son intelligence du texte et le début de son positionnement dramaturgique vis-à-vis d’un rôle et d’une pièce.
Le théâtre est un art collectif mais l’enseignement est avant tout individuel ; aller sur scène est un acte individuel et périlleux. Le groupe est là pour accompagner ce « saut ».
C’est par ce travail intensif sur les textes que cet atelier propose aux jeunes comédien.ne.s une formation concrète du jeu avec une sensibilité à l’espace, la lumière et au son. Penser et interpréter le monde à travers les grands poètes nous rend plus riches et plus créatif.ve.s pour mettre en scène nos propres projets.
L’ensemble des ateliers est dirigé par des artistes en activité : metteur.se en scène, acteur.rice, dramaturge, auteur.rice, chorégraphe, chanteur.se… C’est parce qu’il.elle maîtrise son art que l’artiste devient le moteur de sa création.

La pensée, la voix, le corps
Le point de vue de l’acteur
Au théâtre, jouer, c’est penser. L’acteur dit ce qu’il pense et pense ce qu’il dit.
Le point de vue de l’acteur est indispensable à la maîtrise de son jeu. L’atelier forme de jeunes créateur.rice.s interprètes, des gens curieux de leur art, qui interrogent leur pratique en fonction de leur parcours. Il leur est proposé de travailler sur les différents points de vue d’une pièce et d’un rôle : les points de vue scéniques, esthétiques mais aussi dramaturgiques. Un.e acteur.rice doit maîtriser la lecture d’un texte, d’une pièce, d’un rôle, pour commencer à poser les premières pierres de son interprétation.

La voix
Ce que l’on appelle traditionnellement « la voix » n’est autre que le son d’un.e acteur.rice.
Par la voix, nous cherchons la maîtrise de cet instrument fondamental qui permet de trouver le son et la musicalité d’un texte, d’un personnage, d’un être.
Avec le travail sur la voix, l’acteur.rice exprime ses émotions, ses points de vue. C’est l’originalité et les variations phoniques de son jeu qui vont révéler sa singularité et affirmer sa présence. Avec le chant choral, le baroque, le jazz nous apprendrons aux participant.e.s à développer leur oreille et explorer la polyphonie. Un travail de prosodie, d’articulation et de projection de la voix a également lieu avec les stages d’interprétation.

Le corps
L’autre outil fondamental de l’acteur.rice est le corps. Pour jouer, il faut comprendre comment fonctionne son centre, à quoi servent ses jambes et comment dessiner une autre personne avec son propre corps. Cette conscience se travaille sur le plateau avec les artistes de la danse, de la marionnette, du cirque. Ils seront invités à participer à la pédagogie de cet atelier.

Le suivi pédagogique
Le.la jeune acteur.rice court généralement le risque d’être écrasé.e par la stricte idée du talent. Il.elle cherche à analyser cette notion très subjective et se dispense parfois de fournir les efforts et l’acharnement nécessaires à l’apprentissage d’un métier. Surtout il.elle se perd dans une dévalorisation de soi ou à l’inverse une surévaluation de ses capacités. Le concret du travail n’a rien à voir avec l’affect et la bonne ou mauvaise image de soi. Il y a des chemins à connaître des portes à ouvrir avec des clés que l’on trouve par le biais d’un enseignement concret. L’effort et la régularité dans l’apprentissage ouvrent le chemin des possibles.

Programme
La 1e année se focalisera sur les outils du jeu.
Nous faisons du théâtre pour aller à la recherche de plus grand que soi. Les auteurs, les grands textes, les grands rôles appellent au voyage. Pour cela rien ne sert de vouloir être vrai. Il faut faire exister, il faut aller à la rencontre de l’autre, sortir de chez soi et des valeurs que l’on croit être celles qui vont nous faire jouer. Sincérité, honnêteté, intériorité n’ont pas de place sur scène. Le théâtre à ses propres règles, ses traîtres et ses héros, ses reines et ses servantes, ses tyrans et ses justes. Jouer un assassin n’exige pas de devenir un criminel. Comment faire pour voyager dans les tréfonds de l’humanité, pour témoigner de l’abject et du crime ? La morale n’arrive qu’à la fin du voyage. Pour faire ce voyage sans encombre il faut se poser les bonnes questions en sachant sculpter dans la chair des œuvres.
L’apprentissage passera aussi par la prise en compte de l’autonomie de l’acteur. Des journées seront libérées pour laisser les élèves préparer des travaux. L’interprétation exige un travail personnel de préparation de mise en place de l’espace, des choix de costumes, d’orientation sur le jeu, du son et de la lumière. L’intervenant est là pour pousser la proposition qui doit venir des acteurs.rices.
Développer ses capacités techniques, son imaginaire, sa lecture d’un texte et son intelligence au service du plateau, voilà le but de cette 1e année.

La 2e année sera celle de la rencontre avec le public et de la professionnalisation.
Comment et pourquoi je m’exprime avec le théâtre, quelles sont les valeurs que je défends sur scène et comment j’aborde mon métier en tant que professionnel.le ?
Après avoir travaillé intensément les outils en 1e année, cette 2e année sera la rencontre avec le public, c’est l’année où l’on joue.
Ces jeunes artistes participeront à des actions de médiation culturelle et iront, par la création de diverses formes théâtrales, à la rencontre des structures et des partenaires qui forment le tissu social et culturel du territoire local et régional.
Nous veillerons particulièrement à ce qu’ils.elles puissent réunir les conditions nécessaires à la réalisation de projets personnels. Pour ce faire, ils.elles s’appuieront sur la structure et l’équipe du Théâtre Nanterre-Amandiers qui les accompagnera dans la réalisation de ces projets.
Il s’agit de permettre à ces jeunes artistes de pouvoir montrer leurs spectacles pour bénéficier à la fin de ces deux saisons d’une entrée dans la vie professionnelle avec le statut d’intermittent.