For his latest creation, Christophe Rauck is staging two plays by Swedish writer Jonas Hassen Khemiri in a traverse stage setup. Presented as a diptych, ≈ [Presque égal à] (Almost Equal To) and J’appelle mes frères (I’ll Call My Brothers) expose the power of money and the fear of the other in Western societies.
In ≈ [Presque égal à], money rules. Society is a machine that excludes and dehumanises, where profitability, gain and productivity are the new idols. In this cold world, four characters cross paths: Martina dreams of leaving, Mani wants to overthrow the system, Andrei clings to survival and Freja, who has just been laid off, yearns for revenge. Caught in the trap of consumer society, the more they try to move, the deeper they sink. What price human dignity in a world dominated by the market? Can we hope for a better life without betraying our convictions?
In J’appelle mes frères, a car bomb — probably a terrorist attack — sends a wave of panic through the city. As fear and suspicion set in, Amor wanders the streets, his appearance making him feel watched and hunted. He calls his “brothers” — Shavi, Valeria, Ahlem and Tyra — to warn them to “hide” and “blend in with the crowd!” In the prevailing paranoia, he even begins to doubt his innocence. Can you remain yourself when you unwittingly become a threat? Who might be guilty? Them? Me? Us?
Shattering conventions and exploding stereotypes, Khemiri’s writing becomes a joyous act of liberation, brimming with biting comedy and political satire. Inspired by stand-up comedy, he invents a vibrant, free and impactful language that directly addresses the audience. Skillfully playing with words and linguistic styles, his theatre transforms language — a mirror of inequalities — into a powerful tool for resistance and self-assertion.
Audio description in French
• Sunday 8 February
The performance is in French
French and English surtitles
• Wednesday 28 January
• Saturday 31 January
• Sunday 1 February
• Friday 6 February
• Saturday 7 February
• Sunday 15 February
• Saturday 21 February
In partnership with Panthéa
Textes
Jonas Hassen Khemiri
Traduit du suédois par
Marianne Ségol
Mise en scène
Christophe Rauck
Scénographie
Simon Restino
Dramaturgie et collaboration artistique
Marianne Ségol
Assistant à la mise en scène
Achille Morin
Avec
Virginie Colemyn
Servane Ducorps
David Houri
Mounir Margoum
Julie Pilod
Lahcen Razzougui
Bilal Slimani
Aymen Yagoubi et Wassim Jraidi (en alternance)
Costumes
Coralie Sanvoisin
Maquillages et coiffures
Cécile Kretschmar
Lumière
Olivier Oudiou
Musique
Sylvain Jacques
Vidéo
Arnaud Pottier
Textes
Jonas Hassen Khemiri
Traduit du suédois par
Marianne Ségol
Mise en scène
Christophe Rauck
Scénographie
Simon Restino
Dramaturgie et collaboration artistique
Marianne Ségol
Assistant à la mise en scène
Achille Morin
Avec
Virginie Colemyn
Servane Ducorps
David Houri
Mounir Margoum
Julie Pilod
Lahcen Razzougui
Bilal Slimani
Aymen Yagoubi et Wassim Jraidi (en alternance)
Costumes
Coralie Sanvoisin
Maquillages et coiffures
Cécile Kretschmar
Lumière
Olivier Oudiou
Musique
Sylvain Jacques
Vidéo
Arnaud Pottier
▶ AFTERSHOW (Line Up à venir)
• Vendredi 13 février
▶ BORD PLATEAU
Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue du spectacle
• Date à venir
▶ REPRÉSENTATIONS EN ACCESSIBILITÉ
Audiodescription en français
• Dimanche 8 février
Surtitrages en français et en anglais
Surtitres adaptés aux personnes sourdes ou malentendantes
• Mercredi 28 janvier
• Samedi 31 janvier
• Dimanche 1er février
• Vendredi 6 février
• Samedi 7 février
• Dimanche 15 février
• Samedi 21 février
En partenariat avec Panthea

Entretien avec Christophe Rauck pour le journal La Terrasse – 18 décembre 2025
Comment avez-vous découvert l’écriture de Jonas Hassen Khemiri ?
Christophe Rauck : C’est la traductrice Marianne Ségol qui m’a conseillé de me plonger dans l’œuvre de cet auteur (ndlr, né en 1978 à Stockholm). La première chose qui m’a frappé, au-delà des sujets passionnants dont il s’empare, c’est son écriture, son style très singulier, très particulier.
Comment pourriez-vous le caractériser ?
Ch. R. : Je crois que ce qui me frappe le plus, c’est qu’il s’agit d’une écriture très dynamique, une écriture — pour employer un mot qu’on utilise peut-être beaucoup, mais que je trouve ici très pertinent —performative. Ce qui est dit dans les textes de Jonas Hassen Khemiri existe immédiatement. Et puis, je trouve vraiment intéressant qu’au-delà de la fiction elle-même, le récit qu’il en fait compte beaucoup. La forme à travers laquelle il éclaire un sujet peut même être le centre de l’écriture, comme dans J’appelle mes frères (ndlr, l’une des deux œuvres qui composent le spectacle), pièce dans laquelle on a l’impression que tout se passe dans la tête du personnage principal, qui erre dans les rues d’une ville après l’explosion d’une voiture piégée. Du fait de son apparence physique, cet homme se sent traqué, menacé. J’appelle mes frères traite du thème de l’identité et du regard que l’on porte sur l’autre. La façon dont ce texte est écrit pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un stand-up ou d’un one-man show, pourtant il implique plusieurs acteurs. Le challenge de mise en scène qu’il propose est passionnant.
De quoi traite « ≈ [Presque égal à] », la seconde pièce du spectacle ?
Ch. R. : « ≈ [Presque égal à] » nous parle avec beaucoup d’humour d’une société dans laquelle l’argent conditionne absolument tout. La rentabilité et le profit en sont les idoles. Se pose alors la question des valeurs humaines que l’on peut continuer, dans une telle société, à défendre…
Pour quelles raisons avez-vous décidé de mettre ces deux pièces en regard ?
Ch. R. : Parce qu’elles se répondent parfaitement l’une l’autre. Toutes deux parlent du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et puis, j’avais envie de mettre en valeur l’écriture de Jonas Hassen Khemiri de façon marquée. Il me semblait important de passer une soirée entière avec cet auteur et ses personnages, de donner à découvrir son univers à travers plusieurs textes. Lorsqu’on dirige un théâtre comme celui des Amandiers, il est essentiel d’éclairer le présent. Et le faire par le biais de dramaturgies nouvelles, d’auteurs et d’autrices que l’on ne connaît pas encore, c’est une chose qui me plaît et qui me porte. Car il se trouve que j’aime beaucoup les textes. J’ai toujours pensé que les écrivains nous grandissaient.
Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat
Ajoutez le site sur votre écran d'accueil pour un accès plus rapide !
Appuyez sur
puis “Sur l'écran d'accueil”