7, avenue Pablo‑Picasso
92022 Nanterre
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Feydeau/Une hache pour briser la mer gelée en nous - Nanterre-Amandiers
Feydeau/Une hache pour briser la mer gelée en nous - Nanterre-Amandiers
Feydeau/Une hache pour briser la mer gelée en nous - Nanterre-Amandiers
Feydeau/Une hache pour briser la mer gelée en nous - Nanterre-Amandiers

Photo Martin Argyroglo

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7 avenue Pablo‑Picasso
Nanterre, FR 92022

Feydeau/Une hache pour briser la mer gelée en nous

Mise en scène

Grégoire Strecker

D'après « Occupe-toi d'Amélie » de

Georges Feydeau

23 SEPTEMBRE — 1ER OCTOBRE 2017
Création 2017
Durée
3h10
Lieu
Grande salle
Spectacle créé le 22 sept. 2017 à Nanterre-Amandiers.
Entrée libre

Les pièces de Feydeau peuvent se vivre comme des attaques. Avec l’œil aiguisé d’un photographe, il dresse le portrait de son époque qui court distraitement vers la Première Guerre mondiale, non pas pour en extraire un discours, mais pour tout mettre à mort. Il n’y a pas de philosophie ou de poésie chez Feydeau, mais l’exposition d’un vide autour duquel tout s’organise. Feydeau/Une hache pour briser la mer gelée en nous est une adaptation-transposition de Occupe-toi d’Amélie, pièce jouée en 1908. Amélie est une cocotte — une «escort» dirait-on aujourd’hui — une ancienne bonne qui veut briller, un personnage caméléon qui se transforme pour se conformer au désir des autres. Plutôt que d’actualiser la pièce et de modifier son écriture, le travail de l’auteure Noëlle Renaude vise ici à créer une sorte d’augmentation de notre réalité contemporaine, afin de se débarrasser du folklore de ce début du XXe siècle. Feydeau, c’est avant tout une écriture nerveuse, logique, pulsionnelle, dans laquelle les acteurs sont lâchés comme dans une arène. Dans une pièce de Feydeau, les mensonges construisent des dédales, des échafaudages de fictions, où chaque acteur entre dans un face-à-face impitoyable avec le public. Qui va finalement tirer parti de ce jeu dangereux dont la seule visée semble être le rire ? Après C’est seulement que je ne veux rien y perdre – La Dispute de Marivaux, le jeune metteur en scène Grégoire Strecker poursuit sa rencontre avec des auteurs qui permettent une «liberté de corps», cette liberté qui encourage le passage à l’action.