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Trois grandes fugues - Nanterre-Amandiers
Trois grandes fugues - Nanterre-Amandiers
Trois grandes fugues - Nanterre-Amandiers
Trois grandes fugues - Nanterre-Amandiers

Photo : Jaime Roque de la Cruz

Photo : Michel Cavalca

Photo : Michel Cavalca

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Nanterre, FR 92022

Trois grandes fugues

Chorégraphies

Lucinda Childs, Maguy Marin, Anne Teresa De Keersmaeker

15 — 17 déc. 2016
Création 2016
Durée
1h15
Lieu
Grande salle
Dans le cadre du portrait Lucinda Childs présenté par le Festival d’Automne à Paris.

Spectacle créé par le Ballet de l’Opéra de Lyon le 17 novembre 2016.

Le Ballet de l’Opéra de Lyon propose de mettre en résonance trois œuvres de son répertoire – toutes trois composées sur La Grande Fugue op.133 de Beethoven et signées par trois chorégraphes majeures de notre temps : Anne Teresa De Keersmaeker, Maguy Marin et Lucinda Childs. Comment chacune s’empare-t-elle de ce tourbillon de cordes, dans lequel Beethoven pousse l’art du contrepoint à son point d’intensité maximale ? Au travers de la même partition musicale, des mêmes notes, ce sont autant de constructions physiques, de rapports entre les corps, de relations d’unisson ou de décalage au rythme et à la mélodie qui se dévoilent, marquant la signature intime de ces chorégraphes. Anne Teresa De Keersmaeker est la première, en 1992, à s’attaquer à ce monument de la musique instrumentale. Elle signe sur la musique de Beethoven une pièce austère, avec le désir «d’écrire un vocabulaire masculin, non classique et sexué» marqué par le motif de la chute. Le rapport de Maguy Marin à la «grande musique» est empreint de liberté et de fantaisie. Avec le regard décalé qui la caractérise, elle a confronté les tonalités sombres de La Grande Fugue à un quatuor de femmes vêtues de rouge; dans un bouillonnement effervescent, les corps marquent la mesure, bondissent, s’effondrent, se redressent ou se désarticulent. Dans une sorte de chronologie inversée, c’est Lucinda Childs qui ferme le cortège avec cette dernière Grande Fugue pour douze danseurs répartis en six couples, créée spécialement pour le Ballet de l’Opéra de Lyon. Pionnière des relations entre danse et musique – dont la rigueur minimaliste a marqué les premières pièces d’Anne Teresa De Keersmaeker sur la musique de Steve Reich –, Lucinda Childs démontre, près de 36 ans après Dance, qu’elle n’a rien perdu de sa force d’invention.